L’effet de serre est un phénomène naturel : les radiations solaires sont en partie retenues dans l’atmosphère par la vapeur d’eau et les gaz à effet de serre (GES). Sans effet de serre, la température moyenne du globe serait de – 18° C. La vapeur d’eau contribue à 60 % de l’effet de serre, le gaz carbonique ou CO2, à 34 %. Au cours du XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté de 0,7° C. De nombreux écosystèmes, et plus particulièrement les zones polaires (où la température moyenne a augmenté de 2° C), donnent des signes de réchauffement. Cela constitue une menace pour la biodiversité et pose le problème de la montée du niveau des eaux. Dans le même temps, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté. La combustion d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) et la déforestation ont contribué à ce phénomène. Les émissions de CO2 devraient du reste continuer à augmenter au cours du XXIe siècle, avec la forte demande en énergie liée à la croissance démographique et économique, en particulier dans les pays en voie de développement. La complexité de la science du climat rend difficile l’établissement d’une conclusion définitive sur le lien entre l’augmentation des concentrations de gaz carbonique et le réchauffement climatique. Cependant, les risques pourraient se révéler très importants. Le protocole de Kyoto a été ouvert à ratification en 1998 dans le prolongement de la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Son objectif est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre (G.E.S.) dans l’atmosphère. Tous les pays membres de l’Union Européenne l’ont ratifié. Parmi les pays industrialisés, seuls les Etats-Unis et l’Australie n’en font pas partie. La « première période d’engagement » du protocole est 2008-2012. Il s’agit de réduire les émissions de G.E.S. dans les pays industrialisés de 5,5 % par rapport à leur niveau de 1990. Pour s’y préparer, l’Union Européenne a mis en place, dès 2005, un marché d’échanges de quotas d’émissions. L’U.E. s’est en effet engagée à réduire ses émissions de 8 % (mieux que l’ensemble des pays industrialisés donc). La France, du fait de l’importance de son parc de centrales nucléaires, émet relativement moins de G.E.S. que ses voisins européens et s’est engagée à maintenir ses émissions au niveau atteint en 1990. « L’après-Kyoto » est par ailleurs en cours de discussion afin de déterminer les options possibles pour continuer à réduire les émissions de GES. L’intégration des grands pays émergents dans ce processus sera l’un des enjeux majeurs de la négociation. Le groupe ExxonMobil considère que les objectifs-clés de la lutte contre le réchauffement climatique sont :
- Promouvoir une action globale.
- Développer de nouvelles technologies, économiquement viables et plus propres.
- Encourager un usage rapide des technologies modernes qui sont déjà disponibles.
- Prendre en compte les contraintes de développement économique, en particulier dans les pays en voie de développement.
- Enfin, continuer à approfondir la connaissance de la science du climat de façon à mieux cerner les risques et à adopter les réponses appropriées.
Le groupe ExxonMobil, dans le monde et en France, a déjà beaucoup investi pour réduire la consommation énergétique de ses installations. L’efficacité énergétique des sites industriels du groupe ExxonMobil dans le monde a nettement progressé grâce à d’importants investissements. En 2006, ces investissements ont permis d’éviter l’émission de 12 millions de tonnes de CO2 par rapport à 1999. Le groupe a été un précurseur dans la construction d'installations de cogénération qui permettent de générer simultanément de l’électricité et de la vapeur, entraînant jusqu’à 50 % d’économies d'énergie par rapport aux installations "classiques" de production d'énergie et une réduction de près de 9 millions de tonnes / an des émissions de gaz carbonique. De nombreux projets visent à réduire le torchage de gaz (gaz associé à la production de pétrole pour lesquels il n’y a pas de débouchés économiques). A terme, ces projets devraient permettre de réduire de 7 millions de tonnes par an les émissions de gaz carbonique. Le groupe ExxonMobil est par ailleurs associé à plusieurs partenaires, en particulier les constructeurs Toyota et Caterpillar, dans les efforts d’amélioration du rendement des moteurs à combustion, visant à réduire de 30 % la consommation des véhicules. Il est aussi partenaire de la Commission Européenne dans un groupe de recherche sur le captage et le stockage de carbone (CSC) et de l’université de Stanford pour le Global Climate and Energy Project(G-CEP). En France, les sites pétroliers et pétrochimiques du groupe situés à Notre-Dame-de-Gravenchon (Normandie) et de Fos-sur-Mer (Provence) sont concernés par la directive d’échange des quotas d’émissions mise en place par le gouvernement français en 2005 dans le cadre du Protocole de Kyoto (cf. encadré « les quotas de CO2 »). Les émissions de CO2 de ces sites ont baissé en moyenne de 1 % par an et sont en ligne avec les objectifs d’émissions prévus pour la période 2005/2007.
Les quotas de CO2 Dans le cadre de la politique gouvernementale de réduction des émissions françaises de gaz à effet de serre, et conformément à la directive européenne, un Plan National d’Allocation des Quotas d'émissions de CO2 (PNAQ) a été mis en place début 2005. Chaque site industriel s'est vu attribué des quotas d’émissions de CO2 sur la base des émissions déclarées des 5 dernières années. En fin d’année, l’industriel doit rendre un montant de quotas équivalent à ses émissions de CO2 réelles pour l’année. En cas de dépassement, il devra s’acquitter de pénalités ou acheter des droits d’émissions sur le marché. Les sites du groupe ExxonMobil en France sont restés dans l’enveloppe des quotas qui leur avait été attribuée pour la période 2005-2007. Les quotas pour la période 2008-2012 vont baisser de 14,5 % pour le raffinage selon le PNAQ II. Cette baisse est plus sévère que celle appliquée au reste de l’industrie (6,5 %). Ces quotas sont d’autant plus pénalisants que la réduction de la teneur en soufre des carburants prévue à l’échéance du 1er janvier 2009 va nécessiter la mise en œuvre de procédés de raffinage plus complexes et consommateurs d’énergie supplémentaire. |

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