
Si l'on analyse la demande énergétique mondiale par sources d’énergie, on constate que la part relative des énergies est très variable dans le monde.
En 2005, le pétrole et le gaz naturel satisfaisaient à près de 60 % de la demande énergétique mondiale. Si l'on ajoute le charbon, les énergies fossiles assuraient ainsi environ 80 % de la demande énergétique mondiale.
Sur la base de nos études, voici les principales grandes tendances qui se dégageraient à l'horizon 2030 :
Le pétrole resterait en 2030 la première source d'énergie, pesant pour environ 34 %. Parmi les énergies fossiles, le gaz naturel connaîtrait la plus forte croissance et dépasserait le charbon pour devenir la deuxième source d'énergie. Le charbon augmenterait aussi, mais plus lentement et sa part relative diminuerait en pourcentage.
Les énergies non fossiles connaîtraient une forte croissance, l'énergie nucléaire devenant ainsi la quatrième source d'énergie en 2030.
L'éolien, le solaire, et les biocarburants connaîtraient une croissance de 9,3 % en moyenne, le plus fort taux de croissance toutes énergies confondues.
Malgré cette croissance rapide, ils ne satisferaient, en 2030, que 2 % de la demande énergétique mondiale.
Nos Perspectives énergétiques supposent une forte amélioration de l'efficacité énergétique au cours du temps. Nous prévoyons que les gains d'efficacité énergétique progresseraient en moyenne 70 % plus vite que ce qui a été constaté dans le passé. En d'autres termes, ces gains se traduiraient par des économies d'énergie représentant deux fois l’augmentation de la demande. Ainsi, augmenter l'efficacité énergétique est un moyen très efficace pour satisfaire les futurs besoins en énergie.
Une leçon tirée du siècle passé est que les changements majeurs dans les énergies utilisées ne se font que sur plusieurs dizaines d’années. Les nouvelles sources d'énergie nécessitent des investissements substantiels et des progrès technologiques importants avant de pouvoir concurrencer les énergies actuelles. Ce point est important à souligner dans la mesure où nous devons prévoir la capacité des différentes sources d'énergie à satisfaire la demande énergétique prévisible d’ici à 2030 et au-delà.